Petites histoires

08 janvier 2011

Quelques regards suffisent ²

[Voilà une suite, pas celle de N, désolée l'inspiration ne vient pas en ce moment, mais celle de "Quelques regards suffisent" je vous laisse à la lecture =)]

Si un jour on lui avait dit qu’il rencontrerait l’amour au hasard d’un wagon il se serait volontiers prêté au jeu d’y croire mais de là à y croire vraiment tout de même !

Le lendemain au journal sa bonne humeur se répandit parmi toute l’équipe, le bâtiment qui d’ordinaire ressemblait plutôt à une ruche en ébullition et prête à exploser à tout moment pouvait ce jour là être comparée à une fourmilière organisée dans laquelle chacun semblait savoir exactement ce qu’il avait à faire. Ou était-ce un effet de l’imagination d’Arthur qui semblait alors sans limite ? Peut-être, peut importe à vrai dire… Lila devait finir à 16h, lui 18h. 15h30 tout sourire il arriva dans le bureau de Saint Aimable, comme tous les employés aimaient à appeler leur patronne toujours renfrognée, un article à la main.

- Je peux vous interrompre une minute Madame Dubet ?

- Vous avez une bonne raison ? répondit-elle sans lever les yeux du projet de première page du lendemain.

- J’ai fini mon article sur la pétition contre la nouvelle autoroute et j’aimerais terminer le reste chez moi… si vous n’y voyais pas de problème bien sûr, il dit cela d’un ton assuré mais pas hautain mais en croisant les doigts derrière son dos.

- Faites moi voir ça, hum il a l’air correct. Vous avez de la chance je suis de bonne humeur aujourd’hui, permission accordée mais je veux qu’en plus vous me trouviez une nouvelle idée pour l’encart gauche de la première de demain, enfin  pas une idée d’article vous m’aurez comprise, une image, une accroche. Et je la veux avant 22h dans ma boîte mail.

- Je vous remercie et je vous envoie cela dès que possible.

- C’est ce que j’attends de vous alors faites le correctement si vous ne voulez pas vous retrouver à la rubrique des chiens écrasés. Maintenant si vous pouviez me laisser j’ai du travail, elle replongea dans ses papiers et ne lui adressa rien d’autre qu’un signe de la main.

Quand il se retourna Arthur avait un grand sourire et il se surprit même à esquisser un petit pas de danse pour regagner son bureau. Ses collègues l’observèrent incrédules, c’était bien la première fois que quelqu’un ressortait du bureau de Saint Aimable un sourire aux lèvres, encore moins un nouveau. Curieuse, Samantha la jolie brune du service, se glissa près de la porte d’Arthur.

- Tu lui as fait quoi à Saint Aimable pour pouvoir ressortir de son bureau si joyeux ?

- Oh rien de spécial je lui ai rendu mon article et lui ai demandé une permission de partir plus tôt ce soir, d’ailleurs je dois y aller. Au fait si vous avez quelque chose à lui demander c’est maintenant, elle m’a dit elle-même qu’elle était de bonne humeur !

Samantha le regarda médusée, sortir de son bureau et lancer un « A demain tout le monde ! » auquel la plupart des journalistes présents de répondit pas, plongé dans leurs articles. Mais Arthur s’en fichait comme de son premier bonnet, il avait le cœur léger il allait la retrouver, lui faire la surprise.

- Mlle Bergson, si c’est pour rêvasser ce n’est pas la peine de venir à mon cours.

- Désolée monsieur, je me concentre, répondit Lila en se raccordant à la réalité.

- Te concentrer mon œil ! Tu n’as pas réussi à copier une phrase en entier depuis le début du cours ! lui rétorqua Marie avec un clin d’œil

- Hum ce n’est pas faux… tu me prêteras ton cours dis ?

- Seulement si tu m’explique ce qui t’empêche de suivre un cours que tu apprécies tant d’habitude ! j’ai cru comprendre que Antoine et toi c’était fini pourtant…

- Oui… j’ai eu le courage de lui dire ce que j’avais sur le cœur, c'est-à-dire que l’on n’était vraiment pas fait l’un pour l’autre. Si tu veux après le cours on va boire un café et je te raconte ?

- Ca marche !

- Vous n’allez pas vous y mettre non plus Mlle Lecoque ?

- Non désolée M’sieur j’expliquais à Lila ce que vous expliquiez juste avant.

- Et bien vous aurez le temps de lui expliquer quand le cours sera fini… ce qui évidemment ne va pas tarder. Vous me faites perdre du temps mesdemoiselles, je finirai donc mon cours même si pour cela je dépasse quelque peu l’horaire prévue !

Un léger sentiment de protestation survola les rangs mais vraiment très léger car chacun savait que la fin du semestre approchait et que lorsque Monsieur Paudeflaé commençait à s’énerver il ne valait mieux pas le contredire.

Dehors Arthur attendait adossé à sa voiture, son ventre faisant des bonds à chaque fois qu’un groupe d’étudiants sortait. 16h15 toujours pas de Lila en vue, y avait-il une autre sortie ? Était-elle partie travailler à la bibliothèque ? Il aurait dû l’avertir qu’il passerait. Alors qu’il s’apprêtait à lui envoyer un message il releva la tête et la vit accompagnée d’une de ses amies toutes deux apparemment soulagées de sortir du cours. Il s’avança de quelques pas, le sourire scotché aux lèvres.

Quand elle l’aperçu Lila s’interrompit dans son histoire, s’excusa auprès de Marie, lui promis de tout lui raconter plus tard. Cette dernière fit mine de bouder une seconde puis lui colla un baiser sonore sur la joue et partit dans l’autre sens non s’en lui adresser un clin d’œil qui était incontestablement sa marque de fabrique. Alors Lila eu plus l’impression de flotter, de glisser sur le sol plutôt que de marcher et lorsqu’elle arriva à sa hauteur elle eu un instant d’arrêt puis son visage se fendit d’un plus large sourire encore avant que ses lèvres s’approchent avec impatience de celles d’Arthur. Lequel avait imaginé le pire en la voyant s’arrêter à quelques centimètres de lui. Il lui rendit tendrement son baiser avant de reculer à contre cœur et de lui lancer un joyeux « Surprise ! ».

- Je ne voulais pas te déranger, si tu avais prévu autre chose avec ton amie, je peux revenir plus tard ou…

- Ah non tu es là je te garde ! et puis j’adore les surprises, l’interrompit-elle

- Ça me va tout à fait ! je ne voulais pas attendre plus longtemps pour te voir, je ne sais pas ce qui nous arrive mais en tout cas je suis complètement à côté de la plaque en ce moment !

- Je te comprends ça me fait cet effet là aussi, c’est d’ailleurs pour ça que je devais rentrer avec Marie, je n’ai pas réussi à suivre la moindre phrase que dictait le prof ! Mais ne t’inquiètes pas elle m’envoie le cours pas mail en rentrant, ajouta Lila avant qu’il ne proteste.

- Si tu n’as rien de spécial à faire, ça te dirais que je t’emmène faire un tour ? demanda-t-il sans vraiment réussir à la regarder dans les yeux.

- Avec plaisir, de toute façon je n’ai pas la tête à travailler ! Où va-t-on ?

- Tu verras bien, dit-il d’un ton mystérieux en lui ouvrant la porte de la voiture. Par contre avant ça il faudrait que je passe par mon appartement je voudrais me changer et j’ai un truc à envoyer à ma patronne avant ce soir.

- Bien-sûr.

Ni l’un ni l’autre ne l’avait vu trop absorbés par leurs retrouvailles, mais de l’autre côté de la rue Antoine venu avec la même intention qu’Arthur les observait d’un regard noir et malheureux à la fois. Il dû attendre d’avoir repris ses esprits avant de prendre la volant car ses pensées étaient tout sauf claires et il avait déjà payé pour savoir que conduire dans ces moments là n’était pas vraiment recommandé.

Le long de la route, Arthur eut du mal à se concentrer sur sa conduite et arrivés en bas de son immeuble il angoissa un instant sur l’état de son appartement puis il se dit que ce n’était pas si grave, ce n’était tout de même pas un champ de bataille. Il s’excusa quand même tout en ouvrant la porte et Lila lui répondit de ne pas s’inquiéter, elle n’était elle-même pas une reine du ménage. Il lui proposa quelque chose à boire le temps qu’il se change, elle accepta volontiers et parcourut l’appartement son verre à la main.  

- Tu as des frères et sœurs, lui demanda-t-elle en passant devant des photos.

- Oui deux sœurs jumelles de 15ans, Manon et Margot et toi ?

- Un grand frère, enfin grand par la taille seulement il est plus jeune que moi !

Avant de la rejoindre, Arthur s’arrêta devant la glace de la salle de bain en essayant de plaquer une mèche rebelle, en vain, puis l’observa un instant divaguer dans la salle-salon-chambre. Il apprécia la silhouette qu’il, il y a peu de temps encore, espérait voir apparaître à chaque coin de rue, café sur la place, siège de bus… et réalisa alors l’étrangeté de leur relation. Elle le sortit de sa rêverie en s’approchant de lui et lui demanda s’il était prêt. Encore quelques minutes, une dernière chose à régler pour son travail et ils pourraient partir, il avait d’ailleurs besoin d’elle.

- Si tu ne peux déjà plus te passer de moi… je dois faire quoi ? questionna-t-elle un petit sourire sur les lèvres.

- Euh je… je ne t’oblige à rien tu sais… si tu n’as pas envie… bredouilla-t-il un peu perplexe au vu de la réaction de la jeune fille.

- Je sais bien ne t’inquiètes pas, je disais ça pour plaisanter, je t’aide avec plaisir.

Il lui rendit son sourire tout en cherchant à retrouver pourquoi il avait besoin d’elle, le contact avec ses yeux avait un effet très particulier sur ses neurones. La correction de la première page leur pris peu de temps, le tout vu envoyé à Saint Aimable et voilà nos deux jeunes gens de nouveau en voiture.

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17 août 2010

Petit interlude

Je poste ce petit message pour vous tenir au courant de l'évolution de mes idées car la dernière publication date quelque peu! Alors en fait je n'ai pas trop le temps ni l'inspiration pour écrire en ce moment, à part quelques idées oniriques pour la suite de la suite de N (!) et d'autres qui me paraissent potentiellement exploitable à la sortie du rêve mais qui sur le papier se révèle un peu plus complexe à concrétiser...

Bref passez voir de temps en temps des fois que l'inspiration me cloue chez moi pour quelques heures voire jours ( enfin faut pas trop rêver quand même ^^ enfin si rêvez rêvez chers lecteurs c'est cela qui nous garde passionnés dans la vie =) )

A très vite j'espère.

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20 mars 2010

Le début de la suite de N ;)

La seconde suivante j'étais sur mon lit un peu secoué par le voyage, ou bien simplement par les émotions ressenties cette après-midi, je n'aurais su le dire. Ce dont j'étais sûr, c'est que je n'avais pas rêvé, j'avais encore le goût sucré de ses lèvres sur les miennes. Cette sensation provoqua d'ailleurs un sourire incontrôlé sur mon visage. Maintenant que j'étais là, je ne regrettais absolument pas ce voyage mais j'appréhendais quand même la réaction de mon père... Ils avaient dû poster quelqu'un devant ma porte pour être prévenu dès que je rentrerais mais par chance, « l'aNérissage » n'étais pas très bruyant et n'avais provoqué qu'un léger « plop » identique à celui de mon départ. Je décidais donc de ne pas sortir tout de suite et de replonger dans mes souvenirs pour comme pour prolonger l'après-midi.

 Il est 18h passé il devrait être rentré maintenant! S'exclama une voix accompagnée de grands bruits de pas dans le couloir.

Ça c'était ma mère.

 

 

Lila de son côté se demandait si au final, elle n'avait pas réellement rêvé. Alors elle trouva un cheveu brun sur son épaule, étant d'une blondeur presque blanche, ce cheveu ne pouvait être que celui de Mattias. Elle se rallongea dans l'herbe en souriant et resta là à rêvasser quelques instants avant de se dire qu'à leur tour ses parents allaient s'inquiéter de son absence. Voulant prolonger la magie de l'après-midi, elle décida de ne pas être triste pour le moment et de se remémorer ce très bon moment sur le chemin la ramenant chez elle. Elle garderait cette rencontre pour elle de peur qu'on lui gâche son bonheur en la remettant sur Terre, elle aimait être dans les étoiles, encore plus depuis quelques minutes. D'un autre côté garder tout cela pour elle risquait d'être difficile. Il y avait une personne à qui elle pourrait confier son bonheur, Alizée sa tortue que sa tante lui avait offert deux ans auparavant quand ils avaient découvert qu'elle était malade. Alizée avait toujours été là dans les moments difficiles, quand elle avait envie de pleurer mais qu'elle ne voulait pas alarmer ses parents, la petite tortue la regardait avec ses grands yeux et l'écoutait sans rien dire mais escaladait sa mains comme pour lui dire « Ne t'inquiètes pas je suis là ». Un jour Alizée était sortie de sa petite cabane et était partie en exploration de la chambre de Lila, cette dernière en rentrant dans sa chambre vit tout de suite que son amie n'était pas là. Prise de panique, elle l'appela et fouilla sa chambre pour la retrouver. Elle s'était donc assise sur le bord de son lit et avait commencé à pleurer, alors la petite tortue avec les yeux endormis était sortie tranquillement d'une des chaussures de Lila dans lesquelles celle-ci n'avait pas pensé à chercher. Depuis ce jour, Lila faisait très attention à Alizée et la tortue ne faisait plus d'escapade solitaire.

 

Les années passèrent et Lila continuait de se remémorer un petit peu tous les jours cette superbe journée et les traits de Mattias, mais ceux-ci commençaient à disparaître lentement laissant un flou dans l'esprit de la jeune fille. Pourtant elle continuait à espérer qu'il reviendrait la voir un jour, « Il m'a promis, il le fera » se persuadait-elle dans les moments de doute. Parfois quand elle rêvassait sur son balcon ou dans le jardin ou au bord de la plage, à chaque fois qu'elle était seule en fait, elle lui parlait, discrètement, en regardant le ciel comme si celui-ci par le biais d'un nuage pourrait lui rapporter ses messages. Mais elle n'avait jamais de réponse. Elle observait de plus en plus souvent les yeux des personnes qu'elle rencontrait cherchant la moindre touche de violet qui prouverait leur appartenance à N, mais en vain encore une fois. Elle eut son bac mention très bien et entama des études de dentiste qu'elle réussit brillamment. Toujours pas de nouvelle de Mattias. Plus le temps passait plus Lila se disait qu'il faudrait mieux qu'elle le considère comme un beau rêve plutôt que de s'obstiner à l'attendre car au bout de cinq ans elle n'était plus sûre de vouloir espérer encore. Considéré comme un rêve, cela avait quelque chose d'encore plus magique qui malgré tout faisait briller de mille étoiles les yeux de la jeune femme.

 

Pendant ce temps sur N, je subissais le courroux de mes parents et surtout de ma mère qui n'arrivait toujours pas à digérer ma « fugue » qui n'était, selon elle, pas digne d'un héritier du trône. Mon père, quant à lui, subissait aussi, il avait élevé vaguement la voix contre moi à son retour puis était reparti prétextant une affaire urgente à régler. Il était comme ça mon père, refusant toujours d'assumer son rôle de père ou de mari ne prenant des décisions que lorsqu'il s'agissait de la politique du pays, et encore il ne les prenait pas seul! Ici la majorité n'était atteinte qu'à vingt-cinq ans, cela m'avait toujours paru normal jusqu'au jour où je suis allé sur Terre et où j'ai appris que là-bas elle s'acquérait seulement dix-huit. Cela signifiait donc que je ne pourrais rien envisager, encore moins un retour sur Terre avant mon vingt-cinquième anniversaire. Rien que cette idée me rendait maussade et renforcer mon refus de succéder à mon père. Moi ce que je voulais c'était retourner sur Terre, retrouver Lila et aider les gens, là-bas. J'avais essayé d'en parler à mon père mais comme à son habitude, celui-ci m'avais gentiment envoyé promener et dis d'en parler avec ma mère parce que lui était trop occupé.

 

 

Quelques années plus tard…

 

« Ca te dirait une escapade dans les étoiles ? » Quand Lila vit ce message sur le bord de sa fenêtre, son sang ne fit qu’un tour. Elle n’avait plus osé y croire depuis tellement longtemps, l’avait même relégué au rang de rêve. Ce pouvait-il réellement que ce soit lui ? Qui d’autre pourrait lui envoyer un tel message ? Elle ouvrit sa fenêtre et scuta l’horizon et tout ce que ses yeux pouvaient atteindre. Il était posé là, contre l’arbre dans le jardin. « Alors ça te tente ? » Lila n’en croyait pas ses yeux, l’homme, l’étranger, l’extraterrestre qu’elle avait rencontré huit ans plus tôt par une belle journée d’été, se trouvait là dans son jardin et lui proposait d’aller se balader dans l’espace.

« Tu… Mattias c’est bien toi ?

- Qui veux tu que ce soit d’autre ? répliqua-t-il avec un sourire malicieux

- Ne bouge pas, j’arrive.

Elle vérifia son apparence dans le miroir, elle était de plus en plus belle en vieillissant enfin d’après ses proches car elle, trouvait toujours quelque chose à redire quant à son physique. Elle descendit rapidement les escaliers, ouvrit la porte d’entrée et tomba nez à nez avec Lui. Elle ne put s’empêcher de lui sauter au cou sans s’attarder cependant car elle attendait quelques explications. Il le sentit et s’y attendait évidemment, ne pas donner de nouvelles pendant tant de temps cela amène à se poser des questions.

«  Où étais- tu tout ce temps ? Et pourquoi tu ne m’as pas donné de nouvelles ? Et comment tu m’as retrouvée ? Et c’est quoi cet envie de voyager dans les étoiles ?

- Oula attends une minute, une question à la fois, je me doute bien que tu te pose des questions mais allons dans un endroit plus calme, la clairière près de la cascade par exemple ?

- D’accord allons-y, ma voiture est garée de l’autre côté.

Ils s’installèrent avec des gestes automatiques, comme s’ils l’avaient toujours fait ensemble et aussi parce qu’ils avaient tous deux encore un peu de mal à réaliser qu’ils se retrouvaient enfin.

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07 mars 2010

Quelques regards suffisent

                                                                     

                                                gare2            

Quelques regards échangés, deux ou trois sourires gênés pour excuser une exiguïté avec comme seule parole prononcée « Désolé ». Les heures passent, chacun s'occupant à sa manière, un livre, l'admiration du paysage, de la musique, un film... Le train s'arrête, on fait attention de ne pas trop bousculer les gens autour de soi, on semble sortir d'une bulle après être resté enfermé dans la musique. Tout le monde descend sans se préoccuper des autres autour, des regards se croisent mais son vide symboles d'une lassitude de ses voyages quotidiens, d'autres sont émerveillés de découvrir l'immensité de cette gare qui ressemble à une fourmilière, d'autres encore se cherchent et c'est la joie des retrouvailles, embrassades à la clé. Il est ici, elle, est déjà loin, à l'autre bout du quai. Elle se retourne, cherche à l'apercevoir sans grande conviction vu la foule ; il l'a vu, tend le cou. Leurs regards se rencontrent, une dernière fois peut-être. Son frère, à lui, arrive et le prend dans ses bras, il faut dire que cela fait trois mois qu'il est parti, il revient pour les vacances. Tout cela lui semble lointain, comme irréel, il répond à peine aux questions, prétexte que le voyage était long et fatigant, mais il ne pense qu'à une seule chose : la reverra-t-il un jour ? Elle s'est retournée, elle part, une correspondance à ne pas rater, quelqu'un qui l'attend de l'autre côté de la gare ou peut-être qu'elle rentre seule.

Quelque chose d'assez irréel venait de se passer entre eux, ils savaient qu'ils ne se reverraient sans doute jamais, mais aussi que quelque chose de très fort s'était passé entre eux alors qu'ils n'avaient échangé que des regards... Mais chacun partit pour retourner à sa petite vie.

Les jours passèrent, Arthur n'arrive pas à oublier cette jeune femme alors qu'il sait qu'il n'a aucun moyen de la retrouver. Quand il sort dans la rue, quand il prend le train ou les transports en commun, il la cherche des yeux, croit l'apercevoir et se rend compte que ce n'est pas elle.

Les semaines passèrent, ses amis commencent à le trouver bizarre d'être sans cesse dans les nuages, lui toujours avec le mot pour rire, toujours joyeux qui remontait le moral des autres même quand il n'allait pas bien. Depuis quelques temps il semblait ailleurs, préoccupé mais quand ils lui demandaient, il leur disait que tout allait bien, qu'ils n'avaient pas à s'inquiéter. Tout de même convaincus que quelque chose ne se passait pas comme il le voulait, ses amis se dirent qu'il fallait lui trouver une petite-amie. Arthur cherchant le plus souvent à être dehors ne s'opposa pas à quelques sorties entre amis bien au contraire mais comme à son habitude il continuait de chercher du coin de l'œil la belle inconnue du train. Lors d'une de ces soirées, il rencontra Anna avec qui il sympathisa rapidement, à la plus grande joie de ses amis, et passa la soirée à ses côtés à boire, discuter, danser et reboire. Finalement ils rentrèrent tous les deux. Il partit de chez elle assez tôt en essayant de ne pas la réveiller, ce qu'il réussit, et lui laissa un mot dans lequel il lui disait qu'il avait passé une très bonne soirée en sa compagnie mais qu'il cherchait une personne en particulier. Il lui laissa aussi son numéro de téléphone car, vraiment, il l'avait trouvé très gentille et c'était très agréable de parler avec elle, alors si elle voulait bien ne le considérer que comme un ami, elle pouvait l'appeler quand elle voudrait. Lorsque Louis, Paul et Julie le lendemain lui demandèrent comment s'était passée sa soirée et s'il allait revoir Anna, il leur dit la même chose qu'il avait dit à Anna sur le post-it. Ils parurent un peu déçus mais après tout, pourquoi pas. C'est donc convaincus que ces soirées lui feraient du bien qu'ils l'emmenèrent régulièrement avec eux. Alors Arthur rencontra Lisa, Marine, Alix, Juliette, Caroline... qui furent toutes des aventures sans lendemain au grand dam de certaines car il faut le dire Arthur avait ce quelque chose qui fait craquer les filles et qui fait rager les hommes. Le jeune homme s'amusait comme il l'avait rarement fait, et se rendait compte que ses amis s'inquiétaient toujours, alors il essaya de dissimuler son trouble le plus souvent sans pour autant cesser de penser à elle.

Trois mois passèrent, Arthur eut une réponse positive pour le travail qu'il attendait, il allait enfin devenir journaliste, certes pour le journal de sa région mais journaliste quand même. Il rayonnait quand il annonça la bonne nouvelle à ses amis qui se réjouirent et se dirent qu'enfin peut-être il allait redevenir « normal ». Les premières semaines, il se concentra totalement dans son travail et puis un jour il crut apercevoir sa silhouette dans un magasin et son trouble revint comme s'il n'avait jamais disparu, ce qui était sans doute le cas d'ailleurs. Ne voulant tout de même pas gâcher sa chance dans le journal, il prit sur lui et continua de faire comme si de rien n'était.

De son côté Lila était, disons plus raisonnable, plus terre-à-terre alors qu'Arthur était rêveur et dans les nuages, elle non plus ne cessait de penser à ce jeune homme avec qui elle avait voyagé sans échanger un seul mot mais elle savait aussi que les chances de le revoir étaient vraiment minimes, alors elle vivait sa vie. Parfois elle rêvait qu'il venait frapper à sa porte et lui disait qu'il ne l'avait pas oublié mais très vite elle redescendait sur Terre en se disant que certainement il l'avait oublié depuis longtemps et puis même si non comment pourrait-il ne serait-ce qu'espérer la retrouver ? Et puis il y avait Antoine qui lui tournait autour depuis quelques mois et qui avait enfin réussi à l'inviter à dîner le vendredi suivant. Elle aimait bien Antoine pourquoi ne pas essayer de sortir avec lui ? Elle avait envie de changement, elle lui avait déjà dit oui de toute façon pour le dîner.

Les semaines passèrent encore, Lila sortait avec Antoine mais plus le temps passait plus elle se rendait compte qu'il ne lui correspondait pas tant que ça. Le problème était que lui paraissait vraiment heureux et ça lui faisait bizarre de devoir lui briser le cœur, elle l'aimait bien, elle ne voulait pas lui faire de mal ni perdre son amitié. Elle ne savait pas quoi faire si ce n'était qu'elle savait qu'ils ne pouvaient pas rester ensemble ce serait lui faire plus de mal qu'autre chose. Quand elle était soucieuse, Lila allait courir. C'est donc ce qu'elle fit ce matin là...

Elle aimait se promener le long de la rivière si claire malgré toute la pollution qui régnait alentour et cet endroit lui paraissait toujours si paisible qu'elle en ressortait à chaque fois plus sereine. Mais ce jour là elle n'avait pas les idées claires, elle fit quelques étirements et s'assit sur un banc. Le parc était vide de si bon matin, le soleil allait se lever d'une minute à l'autre, l'horizon se teintait de rouge et la douce lumière se reflétait sur la surface de la rivière. Tout à coup un oiseau se posa délicatement sur le banc à ses côtés, il y restait quelques miettes dont il se régala tout en restant aux aguets. Lila se mit à lui parler, à lui raconter pourquoi elle était là, l'oiseau semblait l'écoutait sans rien dire. C'est alors qu'un petit chien surgit et atterrit sur les genoux de la jeune femme en essayant d'attraper l'oiseau.

- Eh Lucky, reviens là ! Excusez-moi mademoi... Arthur ne finit pas sa phrase et resta planté bouche bée pendant quelques secondes.
- Oh ne vous inquiétez pas ce n'est rien, votre chien m'a juste coupé en plein conversation avec un petit oiseau mais rien de bien important rassurez-vous ! enchaîna Lila en caressant le petit chien qui commençait à lui lécher la main. Puis elle releva la tête.
- Mais on se connait...
- ...
Arthur s'assit à côté d'elle et la regarda droit dans les yeux. C'était elle, la femme dont il rêvait depuis des mois était là et lui parlait.
- Oui, on se connait et j'ai l'impression de vous connaître depuis si longtemps.
- Je me souviens de vous, dans le train quand je revenais de mes vacances à Bordeaux, quelle drôle de coïncidence de se retrouver ici.
- Vous allez certainement me trouver bizarre mais je n'ai cessé de penser à vous depuis ce jour là, tous les jours j'espère vous retrouver et enfin vous voilà...
- ... A vrai dire je ne vous avais pas oublié non plus mais je ne pensais pas vous revoir un jour.
- Vous permettez que j'essaie quelque chose ? Elle opina un peu surprise et alors il lui prit doucement le visage et l'embrassa.
- Oulala pas si vite ! Vous avez l'impression de me connaître mais on ne se connait pas en fait.
- Je je suis désolé, mais j'en rêve depuis longtemps et je voulais m'assurer que vous étiez réelle, pardonnez moi.
- Vous êtes pardonné et puis ce n'était pas si désagréable... Mais je ne sais même pas comment vous vous appelez.
- Arthur, je m'appelle Arthur, j'ai 23ans et je suis journaliste et vous ?
- Enchantée, moi c'est Lila, également 23ans et je suis en dernière année de Master de droit.
Ils continuèrent de discuter pendant un long moment jusqu'à ce que le ventre de Lila les ramène à la réalité.
- Vous avez faim ?
- Oui, je suis partie courir avant de petit-déjeuner.
- Je vous invite, suivez-moi je connais un petit café sympa pas trop loin.

Au café, la discussion continua, ils se découvraient doucement alors qu'ils paraissaient se connaitre depuis des années. Soudain le portable d'Arthur sonna, c'était Anna avec qui il était finalement devenu ami et à elle seule il avait raconté ce qui le tourmentait tant. Il lui répondit avec un enthousiasme non caché et lui raconta son improbable rencontre en deux mots, elle comprit aussitôt et raccrocha rapidement non sans lui avoir fait promettre de tout lui raconter. Ils en vinrent à parler de leur vie amoureuse. Arthur lui dit qu'il avait connu plusieurs filles mais qu'aucune ne semblait lui correspondre vraiment. Lila quant à elle hésita avant de lui parler d'Antoine, mais se sentant en confiance avec ce presque inconnu lui raconta ce qu'elle ressentait en ce moment. Et se dit intérieurement qu'elle venait de trouver une bonne raison de le quitter, restait encore la manière de lui annoncer. Ils échangèrent leur numéro car Lila avait cours dans une heure et qu'elle devait passer prendre une douche. Un rendez-vous fut prit pour le lendemain dans ce même café.
Arthur rayonna tout au long de la journée, il trouva même à sa patronne un certain charme impossible à imaginer en temps normal. Il retrouva Anna le midi et lui raconta donc la rencontre, puis il se mit à douter, qu'allaient-ils faire maintenant ? Lila avait-elle vraiment envie de le revoir, c'est lui qui avait proposé le rendez-vous du lendemain ? Anna le rassura en lui disant que si elle ne voulait pas elle aurait prétexté un rendez-vous ou un petit ami. Il lui dit qu'elle devait avoir raison et repartit travailler parce qu'il ne fallait tout de même pas qu'il perde son travail.

Lila, elle, se sentit légère tout au long du trajet jusqu'à la fac et eut du mal à suivre les cours. Elle rejeta tous les appels d'Antoine, n'avait vraiment pas envie de lui parler en ce moment, il faudrait bien pourtant, il finirait peut-être par comprendre tout seul si elle n'acceptait pas ses appels, peut-être. Elle y penserait plus tard. Le soir elle débarqua en trombe chez Anaïs sa meilleure amie qui était tranquillement en train de manger devant son canapé. Elle oublia rapidement son dîner quand Lila commença à lui raconter sa matinée. A un moment Anaïs se redressa, elles étaient toutes deux allongées par terre sur le très épais tapis de la jeune femme.

- Et Antoine ? Tu vas lui dire quoi ?
- ... Et bien justement je ne sais pas comment lui dire, de toute façon ça fait un moment que je veux lui parler mais je ne sais pas comment m'y prendre. Mais il faut que je prenne mon courage à deux mains et que je lui dise que ça ne peut pas durer entre nous.
- Attends peut-être de voir si ça marche avec Arthur non ?
- Non même avant j'envisageais déjà de le quitter, Arthur me donne le prétexte.
- C'est toi qui sais. En tout cas n'y pense pas demain et profite simplement car tu as l'air d'avoir quinze ans ma belle et ça me fais drôlement plaisir !

Elles passèrent la soirée ensemble à manger des fraises Tagada et à se laisser emporter par les souvenirs de leurs quinze ans.

Le lendemain, dix heures précises, Arthur était là une petite rose blanche dans la main, il avait longuement hésité chez le fleuriste, savait qu'il ne fallait pas qu'il prenne une rose rouge, cela faisait trop amoureux, c'était trop tôt, avait expliqué son cas au vendeur qui lui avait conseillé la rose blanche. Lila arriva un peu essoufflée, elle venait de quitter son cours et la fac n'était pas tout près. Elle respira pour reprendre son souffle et s'excusa de son retard. Arthur lui dit que ce n'était pas grave du tout, le principal étant qu'elle soit là. Il sortit la rose de derrière son dos et la lui offrit. Et parut surprise et heureuse à la fois.

- Oh merci tu es adorable, j'adore les roses blanches en plus ! Ils étaient passés au tutoiement lors de leurs conversations par texto de la veille.
- J'ai beaucoup hésité je ne savais pas laquelle prendre, j'irai remercier le vendeur de m'avoir bien conseillé.

Elle effleura sa joue d'un baiser. Il rougit et proposa qu'ils entrent. Ils restèrent deux heures dans le petit café près du par cet n'avaient pas très envie de repartir. Il fallait bien pourtant. Arthur proposa de la ramener, il avait sa voiture juste à côté. Elle accepta avec joie. En sortant de la voiture, Lila ne put s'empêcher d'embrasser tendrement Arthur avant de lui dire qu'elle voulait qu'ils se revoient le plus vite possible. Ce à quoi il ne put répondre que par un hochement de tête. Elle sourit et partit. Arthur rentra également le cœur léger, l'esprit un peu embrouillé.

Devant la porte de la salle, Antoine était là en train de l'attendre. Quand elle le vit, Lila s'arrêta net. Ce n'était pas le moment, elle savourait encore ce superbe moment et ses lèvres avaient encore le goût des siennes, celles d'Arthur bien sûr.

- Bon de toute façon il fallait que je lui parle alors pourquoi pas maintenant ? parce que j'ai cours sans doute, tant pis je le rattraperais, comme ça ce sera fait je n'aurais plus à culpabiliser.

Elle respira un grand coup et s'avança vers lui. Quand il essaya de l'embrasser, elle détourna la tête et prenant son courage à deux mains lui expliqua la situation sans parler d'Arthur au début puis voyant qu'il ne semblait pas vraiment comprendre, ou plutôt ne voulait pas comprendre, lui dit qu'elle avait rencontré quelqu'un. Qu'elle était désolée, qu'elle ne voulait pas lui faire de peine mais qu'ils n'étaient pas faits pour être ensemble, qu'il allait trouver quelqu'un qui lui correspondait plus parce qu'il était une personne adorable et qu'il méritait comme tout un chacun d'être heureux. Il ne s'attendait pas à cela ça se voyait à son expression, il traversa, seul, le couloir de la fac avant de regagner sa voiture. Finalement la conversation n'avait pas duré longtemps et Lila pu rentre dans la classe en prétextant un retard du bus. Encore une fois elle eu du mal à suivre le cours, tant pis elle demanderait à Marie de lui expliquer plus tard.

Pour l'instant elle savourait, elle anticipait toutes les choses qu'ils pourraient faire ensemble...

Arthur était allongé sur son lit, en travers, il devrait être en train de travailler sur un article mais il verrait plus tard, il avait encore deux jours pour le faire, pour l'instant il savourait d'avoir enfin retrouvé cette inconnue rencontrée dans un train, un jour banal, et qui l'avait tant marqué. Aujourd'hui il avait son numéro de téléphone, il l'avait accompagné à la fac et elle l'avait embrassé, que rêver de mieux ?...

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Bric à brac de phrases

Un petit oiseau s'envole de sur sa branche et se met à chanter.

Un rayon de soleil perce à travers un nuage et vient éclairer une minuscule coccinelle qui s'envole d'un léger battement d'ailes.

Une feuille tombe lentement, il n'y a pas de vent, quand tout à coup une bourrasque !

Un ange, posé sur un nuage, observe le monde et envoie des ondes positives aux regards qu'il rencontre.

Un couple d'amoureux s'embrasse sur un banc lorsque la pluie se met à tomber, ils courent se mettre à l'abri.

Une cascade chante tout près de le forêt où vivent lutins et farfadets.

Une fée se pose sur l'épaule d'un vieux monsieur seul et triste, et lui redonne le sourire d'un souffle de poussière bleutée.

Un hibou s'endort, tranquille dans le sous-bois.

Une jeune fille observe la ville de sa fenêtre et ne sait pas s'il faut rire ou pleurer.

Un pianiste trouve enfin la note qui lui manquait, une mélodie résonne.

Un bébé ouvre les yeux pour la première fois.

Un homme et une femme se retrouvent après de longues semaines d'absence, un instant hors du temps.

Un garçon se rend compte qu'il est amoureux, et aimé!

Un chat retrouve une pelote de laine perdue depuis des lustres derrière le canapé.

Une femme apprend qu'elle est enfin guérie, beaucoup de larmes.

Une jeune fille rêve encore et toujours, plongée dans l'océan de ses pensées...

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On peut y arriver!

                                                            

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« Je vais y arriver! Je vais y arriver! » Cette phrase, cette simple phrase Rosa se la répétait tous les jours et même plusieurs fois par jour depuis qu'elle avait eu cette idée. Mais quelle idée?!

Rose est une étudiante comme les autres, un peu délurée mais pas trop, sérieuse mais pas trop, fêtarde mais pas trop... enfin bref rien d'extraordinaire. Elle s'entendait bien avec tout le monde (ou presque, restait cette peste d'Anita et son petit ami qui lui sortaient par les yeux depuis toujours!), elle ne se souvenait que de quelques malheureux différends qui auraient pu aboutir à de vraies dispute mais non, et par dessus tout elle était très très amoureuse de Lui ( non vous ne saurait pas son prénom, elle m'a demandé de raconter son idée à travers son histoire mais quand même ne vous attendez pas à tout savoir!).
Alors voilà, Rose était très impatiente de découvrir sa nouvelle vie étudiante, et un peu anxieuse aussi. Celle-ci commença très bien et continua aussi mais le stress ne mis pas longtemps à gâcher la vie de la jeune fille qui commença à se sentir seule et perdu au milieu de ce nouveau monde, pourtant envié de nombreuses personnes, et malgré toutes les personnes qui l'entouraient. Elle avait des moments de détresse dans des situations inattendues, elle était de plus en plus tendue, fatiguée et se demandait si c'était une bonne idée de continuer ainsi. Elle faisait, ou du moins essayait parce que ce n'était pas si évident, de faire bonne figure auprès de sa famille et de ses amis mais elle n'en était pas plus rassurée. Ceux-ci n'étaient pas dupes et faisaient beaucoup pour lui remonter le moral, cela marchait, quelques heures puis le stress revenait vicieux et lâche au lieu d'être sain et bénéfique. Et puis, un soir, ayant marre de se lamenter sur son sort pas si noir que ça, Rose se dit : « Je vais y arriver! » et se fut une sorte de révélation. Elle se dit que tous les petits tracas qui allaient lui arriver n'étaient justement que des petits tracas parfaitement surmontable et que de toute façon elle n'était pas seule pour les surmonter, qu'elle n'allait avoir le droit de stresser que pour des raisons valables et qu'il fallait qu'elle apprenne à canaliser ce stress pour le rendre positif. Elle avait déjà un atout pour y arriver : le sourire. Quand on se rend compte de ce que peut transmettre un sourire franc et sincère on n'hésite plus on sourit à la vie quoi qu'il arrive. Rose voulait voir les gens sourire, encore plus ses proches bien sûr mais n'importe qui, ce vieux monsieur dans la rue où cette fille hautaine à la fac peut importait, elle voulait les voir sourire! N'ayant pas de pouvoir magique – ça aurait été trop beau - elle décida que quoi qu'il puisse arriver elle continuerait d'écrire, même de très courtes histoire, pour faire sourire les gens qui les liraient. Parce qu'un sourire vraiment ça réchauffe le cœur, ça rend plus léger, ça apporte une touche de couleur à la vie bref ça rend heureux et tout le monde mérite d'être heureux ☺.

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L'inconnue de la crique

                                                            

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Elle le cherchait avec espoir, un large sourire illuminant son visage, sur l'immense plage de sable blanc longeant son océan natal puis dans la petite crique bleutée. Où était-il passé? Il ne pouvait pas avoir disparu, elle l'avait vu, observé même, la nuit précédente, depuis la petite crique justement. Elle s'arrêta, regarda autour d'elle, son sourire perdant un peu de son éclat. C'est alors qu'elle aperçu un petit chemin qui longeait la falaise, elle reprit espoir. Elle s'engouffra dans ce chemin arboré qui avait quelque chose de féerique et, quelques minutes plus tard, elle découvrit une très belle maison blanche. C'était l'aube et les premiers rayons du soleil s'infiltraient à travers les fenêtres voilées et éclairaient la cour encore fraîche de rosée. Son beau sourire était revenu sur ses lèvres, cette maison était celle de son prince, elle en était convaincue. Elle trouve la porte d'entrée et la franchit avec grâce. Seuls les gazouillis de oiseaux troublaient le reposant silence de ce lieu. En face d'elle, se trouvait un grand escalier de marbre qu'elle trouva magnifique. Elle le gravit en faisant le moins de bruit possible. Au premier étage, elle trouva une chambre où dormait paisiblement un couple qui semblait très amoureux. Les parents du prince se dit-elle. Elle monta au deuxième étage et découvrit un grand nombre de chambres, toutes occupées. Elle trouva celle du prince,endormi, et son visage rayonna de plus belle. C'est alors qu'elle aperçu son prince miniature, le portrait craché du prince mais beaucoup plus jeune. Il la regarda avec de grands yeux endormis mais surpris. «  Chut, ne t'inquiètes pas. Rendors-toi. » lui souffla-t-elle avant de repartir non sans avoir jeté un dernier coup d'œil dans la chambre du prince. Elle redescendit, toujours sans bruit, et retrouva le petit chemin ombragé. Elle se retourna et vit le petit prince qui la regardait depuis la fenêtre de sa chambre. Elle lui sourit et disparu de sa vue. Elle allait l'attendre dans la crique car il allait venir elle le savait, il avait forcément senti sa présence tout à l'heure. Alors elle attendrait le temps qu'il faut... mais il faudrait quand même qu'il arrive avant la tombée de la nuit sans cela, elle serait obligée de repartir et ne retrouverait jamais sa liberté. Lui seul pouvait la libérer car c'est lui qu'elle avait choisi.
Quand tout le monde fut réveillé dans la maison blanche, le petit prince décrit son apparition comme une très belle jeune fille, un peu irréelle, vêtue d'une robe blanche flottant au vent et parsemée de toutes petites fleurs rouges qui, selon lui, dansaient sur le tissu. Le prince dit alors reconnaître cette jeune femme, il l'avait aperçu la veille entre les vagues. Sans plus attendre, il sortit de la maison et courut rejoindre la plage non sans avoir auparavant ramassé un beau lys blanc qui avait poussé dans le chemin. Il n'était pas là la veille, il en était persuadé.


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L'amoureuse petite fée

                                           

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C'est en heurtant un coquelicot solitaire que Lila se rendit compte qu'elle ne regardait pas où elle volait. Elle était dans ses pensées, absorbée toute entière par le souvenir de son visage. Il était si beau avec son regard si bleu et mystérieux, si grand, si... humain. A ce mot la petite fée perdis une partie de son éclat.

Elle faisait partie de celles qui ne pouvaient tromper les autres car ses émotions étaient retranscrites dans son aura. Alors lorsqu'elle était heureuse, comme l'instant précédent, elle scintillait et laissait une traînée de paillettes multicolores sur son passage. Mais quand elle avait l'humeur plutôt maussade, son aura ne brillait plus et elle ne laissait derrière elle qu'une mince couche de poussière de fée.

Le coquelicot qu'elle venait de dépasser rayonnait encore de la bonne humeur de Lila alors que celle-ci ternissait de plus en plus. Sa joie et son malheur était réunis en la personne d'un seul homme, un Homme justement ! Elle se baladait souvent près de humains mais ceux-ci ne prenant jamais la peine d'apprécier la vie au jour le jour ne la remarquaient jamais. Parfois un couple d'amoureux avançant main dans la main, portés par un souffle de bonheur croyaient apercevoir un tout petit être près d'eux mais qui l'instant d'après avait disparu ne leur laissant qu'une raison de plus de sourire. Lila enviait souvent ces jeunes gens insouciant qui se laissaient porter par la vie, ils dégageaient tellement de bonheur que l'on aurait pu croire parfois qu'ils rayonnaient autant qu'elle. La petite fée ne connaissait pas vraiment l'Amour si ce n'était à travers l'observation de ces drôles de bêtes qu'étaient les humains. Mais depuis qu'elle avait croisé son regard, oui vous avez bien lu, il l'a vu !, elle se sentait toute bizarre. Elle avait disparu bien sûr, il ne fallait pas qu'elles soient découvertes, mais à contrecœur car ces yeux là avaient quelque chose de fascinant, on avait l'impression de pouvoir plonger dans leurs profondeurs et en fait c'était beaucoup plus compliqué que ça. Ce n'était que la surface comme si quelque chose nous empêcherait toujours de connaître profondément cet homme. Il était plutôt discret mais avait ce je ne sais quoi d'impressionnant, il imposait le calme et la sérénité et semblait ne vouloir que répandre joie et bonheur autour de lui...

On ne pouvait pas dire que Lila était amoureuse, elle ne le connaissait pas mais elle était fascinée et savait qu'ils étaient désormais liés pour toujours. Bien sûr c'était son rôle à elle d'apporter des touches de couleur dans le quotidien grisâtre des humains, bien sûr qu'être accompagnée d'un tel homme était une expérience fantastique mais il ne pourrait plus jamais la voir. Ils étaient liés d'une étrange manière. Quand un tel contact s'établissait entre un humain et une fée, il était irréversible ( à moins que l'un ou l'autre fasse quelque chose de malsain contraire à sa nature ). Lui, saurait durant toute se vie que quelqu'un l'aidait au quotidien et que grâce à ce quelqu'un, même dans les moments les plus difficiles, il trouverait ne serait-ce qu'une pointe de positif qui lui permettrait d'aller de l'avant. Mais sans jamais savoir que ce quelqu'un était en fait une petite fée.

Ce n'était pas le premier humain avec lequel Lila se liait et pourtant celui là avait l'air d'avoir quelque chose de différent. La petite fée avait envie, pour une fois, d'être humaine pour ressentir le contact de cet homme mais elle savait qu'elle devait mener à bien sa mission et essayer d'embellir chaque jour un peu plus le monde.

Le temps passa et malgré le fait qu'il avait ce que l'on pouvait appeler un don en matière de répandre le bonheur, il était comme les autres : humain et incapable d'interagir de quelque manière avec elle. Mais il l'a fascinait toujours autant et jamais elle n'eut même l'idée d'envisager de rompre le lien. Alors elle faisait tout son possible pour contribuer à son bonheur et celui de son entourage.

Un jour, alors qu'il se baladait seul près d'une rivière dans la forêt, avec Lila sur son épaule, invisible, il murmura avec un sourire au coin des lèvres : « Je sais que tu es là Lila, merci. Merci pour tout. »
Les ailes de la petite fée scintillèrent alors comme elles ne l'avaient jamais fait.

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Le poids des mots

                                                                  

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Il était assis sur un banc, sans doute attendait-il quelqu'un. Il avait cet air qu'ont les gens amoureux. A plusieurs reprises il regarda sa montre et alors son visage se rembrunit. Il avait un petit paquet sur les genoux qui contenait un livre de poèmes et un des siens. Il aurait voulu lui en écrire des centaines d'autres, tous aussi beaux, frais et légers qu'elle. Au début, elle l'aimait, énormément, mais le vent a tourné, ses sentiments ont changés. Il voudrait que cette phrase n'ait jamais existé. Ses poèmes resteront sur ce banc, là, puisque aujourd'hui, il l'a compris, elle ne viendrait pas. Il avait voulu y croire jusqu'au bout et lui avait donné rendez-vous, ici, où ils s'étaient rencontrés pour la première fois il y a des années de cela. Il avait espéré, elle ne voulait plus lui parler. C'est la tête baissée, le regard triste et baigné de larmes qu'il repartit en laissant à qui les voudrait ses belles phrases pleines d'amour, d'espoir et de ce bonheur qui avait déserté son cœur. L'amour, lui, resterait il le savait et jamais, non jamais, il n'oublierait cette jeune femme qui le faisait aujourd'hui tant souffrir, mais qui avait été la plus belle chose qui pouvait lui arriver. Elle avait chamboulé son cœur et venait, avec une phrase qui résonnait encore à ses oreilles, de le lui brisé telle un brindille insignifiante.

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Une page de vie ou l'histoire de N

                                                          

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Tout autour de moi des centaines de personnes marchaient seul, en amoureux ou avec des enfants se plaignant de la chaleur et réclamant une glace. Personne ne se souciait de moi et je leur étais très reconnaissant, ici personne ne me connaissait. J'étais donc seul dans un petit marché local à observer la ville et ses habitants sans que l'on me dise ce que je devais faire ou non. Personne ne sait que je suis ici, j'ai juste laissé un mot à mes parents : « Je suis parti faire un tour, ne vous inquiétez pas et surtout ne me chercher pas. Je rentre vers dix-huit heures promis. A ce soir Mattias. » J'ai dix-sept ans mais je ne suis pas tout à fait un adolescent comme les autres, malheureusement. Enfin ce n'est pas si terrible que ça, je ne suis qu'héritier du trône de N. tu ne connais sans doute pas N, c'est normal c'est une planète située en dehors de ton système solaire. Si loin qu 'elle fût, elle ressemble trait pour trait à la Terre, à la seule différence qu'elle est dirigée par une seule et même personne : mon père. Mais détrompe toi ce n'est pas une dictature, chacun y est heureux et très peu de personnes se plaignent de notre gouvernement à part bien sûr les éternels rabats joie. Je trouve d'ailleurs le système politique terrestre très compliqué mais je ne suis pas là pour parler politique. Pour venir jusqu'ici, j'ai emprunté un des téléporteurs de mon père. Ces engins sont vraiment très pratiques, ils ont l'apparence d'une montre et il suffit d'y inscrire une destination pour s'y retrouver à peine quelques secondes plus tard même si l'endroit demandé se trouve à des centaines d 'années lumières. Ce n'est pas la première fois que je viens sur Terre, je suis déjà allé en Argentine, à Madagascar et en Australie mais toujours avec mes parents... et une délégation spéciale assurant notre sécurité. Je n'avais donc jamais le loisir d'être seul.

Quand je rentrerais ce soir, on me passera sans doute un savon monumental mais tant pis. Au fait je suis en France, belle petite province. La Normandie surtout, je me suis beaucoup documenté avant de venir, cela fait plus de six mois que j'attends ce moment. Nous sommes apparemment à un période de l'année qu'ils appellent l'été, la « saison chaude ». Sur N il n'y a pas de saison, la pluie et le beau temps alternent régulièrement mais toujours différemment d'une année sur l'autre. En ce moment il fait beau aussi chez moi. Il faut que je profite de cette journée qui, très certainement, sera l'une des rares que je pourrais passer seul à faire ce qui me plais. Les gens que je croise ne font pas attention à moi même si certains se regardent bizarrement en se retournant sur mon passage, s'ils croisent mon regard. C'est vrai qu'ici je n'ai pas encore croisé une seule fois quelqu'un avec les yeux violets.
Tout en regardant à droite à gauche les différents stands des artisans, avec un réel intérêt, je croisais le regard d'une jeune fille assise sur un banc près de la fontaine. Elle semblait elle aussi absorbée par ce qui l'entourait. Je ne sais trop pourquoi je décidais d'aller lui parler. Quand elle me vit approcher, elle me fit un grand sourire qui fit s'accélérer mon rythme cardiaque, drôle de sensation.

- Bonjour, je m'appelle Mattias.
- Bonjour. Moi c'est Lila, heureuse de te rencontrer Mattias. me répondit-elle sans se départir de son joli sourire. 
- Tu as l'air heureuse rien que d'être ici à observer les gens. dis-je après quelques secondes de silence au milieu du bruit de la ville.
- Oui, c'est vrai mais tu sais je viens juste de sortir d'un centre de repos où j'ai passé quatre mois après être restée un peu plus de deux ans dans un hôpital à lutter jour après jour contre la maladie. Donc oui je suis très heureuse d'être là au milieu de toute cette agitation qui m'avais tant manquée. Tu sais, je t'ai remarqué depuis le début de la rue et, toi aussi tu parais heureux.
- Hum, oui. J'ai rarement l'occasion de me promener seul et puis cette ville est vraiment joli... tout comme toi.

Je me rendis compte de ce que je venais de dire seulement après avoir prononcé ces mots, ce qui eut pour effet de m'enflammer les joues.
- Merci mais tu sais ne te sens pas obligé de me dire ça parce que j'étais malade. Je préfère être en vie que jolie. Et puis je n'ai pas encore retrouvé mes beaux cheveux longs. ajouta-t-elle en passant une main rêveuse dans ses cheveux, courts.
- Moi j'aime bien tes cheveux comme ça. Vraiment. puis après quelques nouvelles secondes de silence, Tu habite ici ?

J'appris alors qu'elle était née ici puis ses parents avaient voulu déménager à Paris – je crois que ce doit être une ville importante – à cause de leur travail. Quand ils avaient appris que Lila était malade, ils avaient fait en sorte qu'elle soit suivie par les plus grands médecins parisiens – apparemment ses parents avaient un travail important qui leur faisait gagner beaucoup d'argent mais ils n'étaient de ce fait pas très présents, du moins avant. Après deux années très dures de traitement, les médecins avaient finalement réussi à la guérir. Ses parents avaient insisté pour l'envoyer dans une maison de repos de la région et étaient venus s'y installer avec elle. Son histoire me fit réfléchir et je me dis que fils de roi n'était finalement pas un si dur destin comparé à ce que devait subir certaines personnes. Elle me dit que même si elle ne me connaissait pas, ça lui avait fait du bien de me raconter son histoire, elle me dit aussi que l'on avait assez parlé d'elle. Lila me demanda alors si je portais de lentilles de contact pour que mes yeux soient de cette couleur si particulière. Je décidais de ne pas lui mentir puisqu'elle s'était livrée à moi comme si j'étais son meilleur ami. Je lui répondit donc que toute ma famille arborait ces mêmes prunelles, violettes. Levant les yeux – justement- vers l'église, je rencontrais l'horloge qui m'indiqua qu'il était seize heures et que cela faisait donc presque une heure que je discutais avec Lila sur ce banc... et qu'il me restait à peine deux heures avant de devoir rentrer. Je demandais alors à ma nouvelle amie si elle voulait bien me faire visiter la ville. Elle accepta avec joie et m'entraîna dans les petites ruelles de la désertées de la foule où le soleil jouait à cache-cache avec nous. Au fur et à mesure de notre ballade, Lila me racontait ses souvenirs dans cette ville et ce qu'elle aimait dans la vie, le dessin, la musique, le chant des oiseaux les matin et la vie elle-même tout simplement. La petite ville où j'avais atterri était tout près de la campagne et l'endroit où Lila nous avait conduit était tout bonnement magnifique. Je m'arrêtais et restais interdit quelques secondes avant de murmurer un petit : « Waouh ! ». Lila ria de ma réaction et me dit qu'elle aussi trouvait cet endroit splendide, et aussi que j'était la première personne à qui elle montrait son petit coin de paradis. Nous nous allongeâmes dans l'herbe, les pieds dans l'eau et restâmes comme cela pendant un long moment durant lequel seuls les bruits de l'eau et le gazouillis des oiseaux venaient troubler le calme. Puis vînt le moment où je me dis qu'il faudrait peut-être que je regarde ma montre. Ce faisant, je vis qu'il étais dix-sept heures trente et que je devrais très bientôt repartir. Je décidais alors de dire qui j'étais à Lila. Je me relevais en m'appuyant sur un bras, me tournant à demi vers elle. Mon amie tourna la tête vers moi, toujours avec ce sourire paisible sur les lèvres.

- Je voudrais te dire quelque chose mais... ce n'est disons pas très facile ni pour moi, ni pour toi sans doute.
- Je t'écoute, me dit-elle seulement.
- Voilà, j'habite très loin d'ici... sur une autre planète, commençais-je plus très sûr de moi.
- Je me suis confiée à toi tout l'après-midi et toi, tu te moque de moi ? me répondit-elle d'un ton calme ne correspondant pas du tout à ce qu'elle venait de dire.
- Oh je savais que ce n'était pas une bonne idée. Mais maintenant que c'est dit. Je t'assure que c'est la vérité. Crois-moi je t'en pris. Tu m'as dit des choses personnelles alors que l'on ne se connaissait pas, je voulait faire la même chose. Mais si tu ne veux pas m'écouter, je m'en vais.
- Non reste ! Alors c'est... vraiment vrai ?

J'acquiesçait.
- Avoues que c'est difficile à croire ! Mais si tu le dis je te crois.

Elle avait dit cela en me regardant droit dans les yeux et j'étais sûre qu'elle était sincère.

- Alors vas-y raconte moi.

Je m'y un peu de temps et me lançais dans un récit de ma vie sur N. Lila m'écouta tout ce temps en posant deux ou trois petites questions mais en m'écoutant avec beaucoup d'attention. Cinq minutes avant l'heure fatidique – pourquoi avais-je programmé cette fichu montre ! - je finis mon récit avec un pointe de tristesse dans le voix et expliquais à mon amie que je devais rentrer maintenant pour ne pas rester coincer sur Terre.

- Je comprend bien sûr. Cette journée restera une des plus belles que j'ai vécu jusqu'ici. Merci.
- Pour moi aussi, j'ai vraiment passé une merveilleuse journée, soufflais-je à mi-voix.

Puis alors que je préparais ma montre, Lila se mit sur la pointe des pieds et m'embrassa.

- Tu resteras comme un beau rêve pour moi. Au revoir.
- Je ferais tout pour essayer de revenir.

Incapable d'ajouter autre chose, je fixais mon regard dans le sien et attendais l'instant où ma montre me ramènerait chez moi. A ce moment j'effleurais la joue de Lila et lui glissais un : « A bientôt. » avant de disparaître d'un petit « plop ».

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